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Poursuivre sur le même versant

Je cherche ces moments où un sujet, jusqu'alors totalement inconnu, ignoré, in-imaginé, se fraie naturellement un chemin jusqu'à moi et réclame mon attention. Ces moments, pas si rares, participent à mon ascension culturelle.


Morceaux choisis...

Félin

De passage à Paris, je vise la galerie Martel et son exposition Dave McKean, qui illustra le Smoke and Mirrors de Neil Gaiman, auteur que j'affectionne.

Erreur dans les dates, c'est l'exposition de Brecht Evens que je rencontre, ainsi que son merveilleux album Panthère.

Depuis, j'ai revu sa patte dans la Revue Dessinée.

Panthère, couverture

Panthère, 2012 - 2014
La Revue Dessinée, n°8, été 2015

Chanté

Dans son émission radiophonique La prochaine fois, je vous le chanterai, Philippe Meyer introduit une séquence comparative entre deux versions de la même chanson.

Il diffuse ce jour-là Abril 74, de Lluis Llach, qui raconte l'insurrection militaire et la révolution des Oeillets au Portugal.

Une chanson qui résonne pour moi en écho au livre de Sara Bertrand, Exercice de survie, qui se déroule dans un autre pays (le Chili) et dans une autre langue (l'espagnol) mais qui m'a présentée à un univers musical et social que je connais peu.

Il n'y a plus qu'un pas et un "s" jusqu'au livre de Jorge Semprun, Exercices de survie.




Le village minier de Pedro de Valdivia

Soigné

J'achète d'occasion le livre d'Oliver Sacks, L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, parce que la couverture m'est familière. Un récit me touche plus particulièrement : La femme désincarnée, où le neurologue décrit l'état d'une patiente qui a perdu son sens de la proprioception.
La proprioception (formé de proprio-, tiré du latin proprius, « propre », et de [ré]ception) ou sensibilité profonde désigne la perception, consciente ou non, de la position des différentes parties du corps.
Ce cas clinique alimente mon imaginaire et ma réflexion sur l'écriture d'une histoire dont les personnages se transforment en arbres...

Depuis, j'ai appris que le livre avait été adapté à l'opéra par Michael Nyman (et sera joué au théâtre de la Croix-Rousse lors de la saison 2015 - 2016), mais surtout qu'Oliver Sacks avait publié en février dans le New York Times un article sur sa manière d'appréhender la fin de sa vie, en citant David Hume, l'un des philosophes dont il se sent le plus proche et qui avait écrit dans son Traité de la nature humaine :
Je peux m'aventurer à affirmer que nous ne sommes rien d'autre qu'un faisceau ou qu'une collection de perceptions différentes, se succédant avec une rapidité inconcevable, et qui sont dans un flux et un mouvement perpétuels.



L'homme déraciné, de Topor

Hanna Berczyk pour le New York Times


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L'intégralité du texte est à lire sur Wikisource.

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