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Articles

Naturellement, parler à la machine

Lors de son intervention au Web à Québec 2017, Mat Velloso (Microsoft) insiste : non, il n'est pas nécessaire de parler à un robot de conversation alors qu'on peut tout simplement cliquer sur un bouton...  
Selon lui, les robots de conversation (ou chatbots) sont performants dès lors qu'ils permettent à l'utilisateur d'accéder plus rapidement à une information. Peu importe qu'on lui parle, qu'il nous écoute et nous réponde.

La voix ne sera utilisée qu'en dernier recours, après le clic et la saisie de texte : par exemple quand, au volant, on ne peut pas manipuler son téléphone.

Toutefois, la reconnaissance vocale permet dans certaines situations d'enrichir une expérience. Avec Wiidii, un assistant hybride personnel développé par une société bordelaise, l'apport d'informations se construit sur la base d'un échange, textuel ou vocal.

J'ai pu tester cette application lors du Talent Day 2016 organisé par Imaginove sur le thème de l'…
Articles récents

Vitraux et écriture visuelle augmentée

Depuis 2012 et la première présentation du Vitrailloscope, ce projet d'éducation à l'image appliqué au patrimoine religieux ne demande qu'à se développer. Test en cours avec la reconnaissance visuelle et la réalité augmentée de MuseoPic.
L'idée : simplifier l'application en supprimant le menu. En pointant directement sa tablette ou son téléphone vers le vitrail qui nous intéresse, on accède aux informations sur ce vitrail.

Grâce à la reconnaissance visuelle, chaque élément de l'église est enregistré et reconnu par l'application, qui affiche alors des contenus de médiation, directement sur l'écran du visiteur.

Si des doutes subsistaient sur la capacité de la caméra à reconnaître et différencier les vitraux, ce test en situation mercredi 29 mars 2017 nous a convaincu de la pertinence de la reconnaissance visuelle :



Une fois le vitrail identifié par l'application, la réalité augmentée permettrait littéralement "d'augmenter" notre regard …

Et les étudiants d'infocom vous recommandent :

Sur l'invitation d'Eva-Marie Goepfert, j'anime à l'Université Lyon II un TD intitulé "Valorisation en ligne de projets culturels". L'occasion de sonder auprès des étudiants quelles actions culturelles les inspirent aujourd'hui.
L'objectif du TD : permettre aux étudiants de troisième année en infocom de travailler sur les outils concrets du web tout en développant leur esprit critique.

Le premier travail que je leur demande porte sur le choix d'un exemple de valorisation en ligne qui, selon eux, mérite une analyse de ses enjeux et des moyens mis en œuvre.
Leur choix illustre bien toute une diversité de tonalités et d'esthétiques de la communication sur les réseaux sociaux.
D'abord la musique et le cinéma Premier groupe évident : les festivals, salles de spectacles et autres labels. Du côté de la musique, on évoque Rock en Seine, Coachella.

Du côté du film, on est plutôt sur des festivals de genre avec A French Film Festival (Alliance …

Histoire d'une identité professionnelle

Après un an d'activité freelance, Sirdar Électrique est né(e). Un nom et une identité visuelle nécessaires pour présenter mon domaine de compétences. Se lancer En 2016, après une expérience de trois années enrichissantes à Canopé Lyon, j'ai entrepris de tester la viabilité de mon activité professionnelle en freelance : c'est-à-dire travailler à mon compte pour des structures qui auraient besoin ponctuellement de mes compétences.

J'étais aidée par des collègues et amis proches qui, dans la même période, se sont lancés eux aussi. Sommes-nous des slasheurs ? En tous cas, nous naviguons allègrement entre commandes, projets à porter et lubies.

Ma première mission, je la réalise en janvier 2016 pour une journée de formation webdocumentaire à Canopé Lyon - histoire de faire la transition. Puis, des opportunités s'offrent via mon réseau professionnel et mes proches qui m'apportent leur aide précieuse.



S'inspirer Peu à peu, les missions s'enchaînant, je ressen…

Comment nous vivons, comment nous pourrions vivre

Dans sa conférence How we live and how we might live, donnée entre 1877 et 1884 en Angleterre, William Morris propose une nouvelle forme d'organisation du travail : fondée sur la seule nécessité, elle laisse place au développement personnel de l'individu qui peut alors s'exprimer dans la pratique d'un art(isanat). Ses exhortations résonnent aujourd'hui avec des sonorités nouvelles.



Les extraits suivants sont tirés de l'édition Payot & Rivages, Rivages poche - Petite Bibliothèque, 2013.
L'intégralité du texte est à lire sur Wikisource.

La maîtrise des forces William Morris écrit :
Aux premiers temps de l'humanité, l'homme était esclave de ses nécessités immédiates. La Nature était puissante, et il était faible. [...] Le temps passa et, petit à petit, pas à pas, il gagna en force [...] On pourrait croire, par conséquent qu'il peut maintenant se consacrer à la poursuite de ses idéaux plutôt qu'à la poursuite du prochain repas. Hélas ! [...…

Jouer, s'engager, être réceptif

Dans une exposition, où je viens volontairement à la découverte, quels éléments vont faire levier sur ma curiosité et m'engager ? Quelle scénographie va, au contraire, me tenir à distance du parcours et me laisser ressortir avec un goût d'inachevé ?

Traduire gameplay C'est en prenant pour référence le travail d'un studio de jeu suédois (Simogo dont j'ai déjà fait l'éloge avec Year Walk et Device 6) que mon interlocutrice me coupe :  Non mais nous on ne veut pas de gameplay, on reste dans le poétique, on ne veut pas aller vers le jeu vidéo. J'essaie d'argumenter en faveur de Simogo, mais mentalement m'interroge - est-ce que je parlais de gameplay ? Est-ce le gameplay qui m'invite à entrer dans un jeu ? Peut-on l'étendre à une exposition, un livre, un film ?



Le terme gameplay n'est pas encore tout à fait traduit en français. Il est associé à jouabilité ou maniabilité ; son périmètre concerne en effet le jeu vidéo. C'est un critère pert…

Proxémie, selfie, la distance intime

Nous vivons chaque jour des centaines d'interactions voulues ou subies : collègues de travail, cercle familial, passants dans la rue, coude-à-coude dans les transports... A chaque contact, on s'approche jusqu'à la limite de l'espace alloué par l'autre : c'est la proxémie. Certains dispositifs, comme le selfie, introduisent de nouvelles règles dans ce comportement social.
L'espace en tant que produit culturel La proxémie est une notion théorisée par Edward T. Hall ; elle varie selon les cultures et les situations. 
Par exemple, on admettra volontiers un rapprochement physique dans un ascenseur. On intègre comme trait culturel un contact physique plus fréquent dans les pays latins. On n'autorise pas un inconnu à s'approcher trop près de soi, par exemple dans un centre commercial.

Edward T. Hall a identifié quatre types de distances :
la distance publique (dans un parc par exemple)la distance sociale (avec son collègue de travail)la distance personnell…