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Tirer un fil et s'y tenir

Nouvelle édition, on prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait... 

Si Museomix bouscule les équipes des musées, il cherche aussi à se réinventer d'année en année. Et nous avec.

Au Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne

La mondialisation en marche


En 2014, sept musées ont participé à l'événement en simultané. Le site officiel de Museomix liste tous les établissements concernés.

Comment ressentir cette impression de communauté en action
Avant l'événement, les échanges et discussions sont nombreux, ainsi que les rencontres (apéromix, réunions de préparation, etc.). 

Pendant l'événement, on cherche le "vibrer ensemble" au travers de la mixroom - un principe de centralisation de vidéos locales, diffusées ensuite sur les écrans de tous les musées.

Démonstration de métier à tisser en pleine captation




Variations sur un thème


J'ai participé cette année à la coordination mixroom globale - comprendre : le lien entre les équipes audiovisuelles de tous les musées, avec un campement établi au musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne, au sein de la communauté rhône-alpine. 

Physique des images


Deux formats imposés, de 3' et 30", ont été suivis par tous les musées pendant les trois jours. On invente également des formats libres, en fonction des possibilités techniques et humaines de chacun. 

  • les thématiques du musée (ses collections, ses terrains de jeux),
  • la captation live de l'événement,
  • les vidéos-prototypes des équipes,
  • et.. quelques ovnis ! Des interviews, des rencontres, des défis !
Ascenseur vers le proto


Sur la chaîne de Museomix Arles (Museo[Sud]Mix), des plateaux viennent valoriser les compétences audiovisuelles récemment acquises du personnel du musée, avec : 
  • des discussions thématiques,
  • des battles de prototypes,
  • des tables rondes...

D'autres merveilles se cachent dans les recoins des différentes chaînes vidéo et sur les réseaux sociaux.

Chacun cherche son chat


Je suis venue à Museomix 2014 avec un Reflex dans mes bagages, dans l'idée de capter des moments particuliers : ceux qui pourraient alimenter un premier silo d'anecdotes pour PEOPLE MAKE MUSEUM (relire la présentation du projet).

Difficile.

Il y a un cadre à poser, une confiance à atteindre, une perspective à ouvrir que ne permet peut-être pas l'agitation événementielle et les inspirations à brûle-pourpoint.

A la place, et dans l'expectative de ces voyages intimes, j'ai fait des rencontres.

"Nous avons perdu une branche de la famille Bonnet"

"Tu es le sosie de quelqu'un que je connais"

"En mémoire de mon père"

"Mon atelier est à deux rues d'ici, je peux y dormir"

Se souvenir des belles choses


Ces rencontres, je les ai consignées - dans ma mémoire d'abord. Sur Storify ensuite, pour certaines d'entre elles. 

Pour garder la chronologie et les coups de cœur. 

Et enfin, pour raconter des histoires.
J'ai écrit, en trois jours, six histoires qui compilent des points de vue, des veilles, des médias et qui véhiculent entre les lignes mon regard sur Museomix. 
Les six entrées sont autant de thématiques communes à tous les musées : sur les espaces, sur les relations humaines, sur les rapports à la technologie. 

Attendre

Déambuler

S'immerger

Attendre de nouveau.

Attendons le prochain chapitre.



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Les extraits suivants sont tirés de l'édition Payot & Rivages, Rivages poche - Petite Bibliothèque, 2013.
L'intégralité du texte est à lire sur Wikisource.

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