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Comment est-ce que tu snap ?

On n'écrit pas de la même manière une lettre ou un SMS. Idem sur les réseaux : un tweet n'est pas un post, n'est pas un pin, n'est pas un snap, n'est pas un like et ainsi de suite. Peut-être même ne dit-on pas la même chose d'un réseau à l'autre... Le choix de l'outil détermine en grande partie le type de relation qu'on engage : réfléchi ou spontané, professionnel ou personnel, décalé ou contextualisé. 


La révélation Snapchat

Pourquoi utiliser Snapchat, système d'envoi de photos annotées et détruites automatiquement après lecture, alors que j'utilise déjà d'autre réseaux, de manière régulière ? 

Mon frère m'invite à m'inscrire et insiste : tous ses amis sont sur Snapchat, ils ne communiquent plus que comme ça, c'est rigolo. Et moi d'argumenter : on s'appelle, on s'envoie des SMS, on se voit régulièrement, pourquoi une application de plus ? 

Je sous-estimais la force du format. Installer Snapchat et l'utiliser n'a pas amoindri les échanges "traditionnels" avec mon frère, au contraire : l'application a ouvert pour nous une nouvelle manière de communiquer, faite de photos sur le vif, de tendances du jour, de blagues qui demain ne nous auraient plus fait rire. L'application a augmenté notre qualité d'échanges.

Trucs et astuces

Au fur et à mesure de nos échanges, mon frère exploite des fonctionnalités que je découvre : envoyer une vidéo, déformer un visage...

La transmission accélère l'usage : on m'explique comment faire, je teste, je développe de nouveaux messages intrinsèquement différents. 




De la même manière, invitée dans un groupe d'open space sur Slack, je découvre une nouvelle fonctionnalité : l'envoi de GIF animé pioché aléatoirement dans la base Giphy.
C'est facile, il suffit de taper /giphy et le mot que tu veux
En effet c'est facile et c'est immense, comme si j'apprenais une nouvelle forme, un nouveau mot.

Est-ce que je fais partie du groupe ?

C'est la question cruciale à laquelle va répondre l'invitation à un réseau social.
La structure des communications influence les comportements.
Autrement dit : la manière de communiquer entre les membres d'un groupe participe activement à la structuration du groupe et à la place que je vais y trouver. C'est un rapport à l'inclusion ; si je suis invité(e) dans l'outil de communication du groupe, c'est que les autres me reconnaissent en tant que membre de ce groupe.

Ensuite il ne reste qu'à choisir l'outil qui va déterminer la forme des échanges : choisir Slack par exemple, c'est opter pour une communication all channels avec des possibilités de croisement infinis, une instantanéité éventuelle et une désynchronisation facilitée (je n'ai qu'à remonter le fil de la discussion pour rattraper mon retard).



Le choix peut être orienté en fonction de son éthique : ainsi l'usage de Whaller, à l'initiative d'une structure française, qui partage de nombreuses fonctionnalités avec Slack.



Et vous, quels nouveaux langages avez-vous découvert dans vos échanges et réseaux ? 




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