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Les Carnets de l'Inventaire parlent du Vitrailloscope

Une valorisation originale : le Vitrailloscope

 Les six verrières des collatéraux ont fait l’objet d’une expérience de médiation originale, menée par Célia Bonnet-Ligeon, à l’occasion des journées européennes du patrimoine 2012, en collaboration avec l’IUT (Institut Universitaire de Technologie) Lumière Lyon 2 (CERRAL, Programme e-Tourism), nommé le Vitrailloscope.
Lors d’une visite in situ, le visiteur se voit remettre une tablette tactile et doit chercher six détails significatifs isolés par C. Bonnet-Ligeon comme point de départ de la découverte des six verrières.

Description de l'application

C. Bonnet-Ligeon a conçu cinq vidéos par vitrail (soit 30 vidéos au total), correspondant à cinq thématiques : le détail retenu, la composition, le rôle du Christ, l’identification de personnages ou de groupes de personnages clefs, et, enfin, la palette des couleurs. Cette dernière approche renoue intuitivement avec la démarche de l’artiste, Bégule posant dans ses esquisses des notations de couleur.

détail du vitrail "Le Discours sur la Montagne"
E. Bégule et L. Balmet, Le Discours sur la Montagne (détail). Phot. E. Dessert © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel, ADAGP, 2012

Une mécanique du regard

Fondée presque uniquement sur le regard, cette forme de médiation permet de privilégier l’observation fine de l’œuvre. Elle demeure accessible quelle que soit la langue parlée par le public ou le niveau de connaissance en histoire religieuse, tout en étant gratuite. Des allers et retours visuels s’instaurent entre le vitrail, ses détails et le scénario présenté dans les vidéos, sans que la tablette numérique ne monopolise toute l’attention du visiteur. Le retour des utilisateurs s’est révélé très positif aussi bien en terme d’éducation à l’image que de familiarisation avec un outil numérique.

Un projet qui peut servir d'exemple ?

Au-delà de l’événement constitué par les journées du patrimoine, le projet du vitrailloscope a prouvé sa pertinence dans le domaine du patrimoine culturel et a permis de faire découvrir les verrières de l’église Saint-André à un vaste public. La pérennisation et l’élargissement d’un tel outil ne peuvent qu’être souhaités.

Extrait de GUILLOT, Catherine. « L’église Saint-André de la Guillotière à Lyon : les vitraux du 20e siècle », Les carnets de l’Inventaire : études sur le patrimoine – Région Rhône-Alpes [en ligne], 15 février 2013 [consulté le 21 février 2013]. URL : http://inventaire-rra.hypotheses.org/1412


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L'intégralité du texte est à lire sur Wikisource.

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